OUVERTURE DE SAISON

LES INSENSES : Cabaret poétique

SAMEDI 5 octobre à 17h

avec les comédiens de la Compagnie Alain Bauguil et les amis du Fenouillet

Pour ce premier RDV de la saison, les comédiens de la Compagnie Alain Bauguil et les amis du Fenouillet ont décidé de vous préparer une surprise de taille.

 

Les artistes du Fenouillet sont réunis pour cette ouverture de saison 2019 2020 !

Chacun s’est vu proposer une petite scène, un sketch, un monologue pour former ce cabaret de rentrée !

 

Voici une galerie de personnages ordinaires, voir insignifiants, qui poursuivent imperturbablement leur quête de sens bien que prisonniers de leur condition.

Car ici règne bêtise, cruauté et injustice! L’absurde pourrait être une issue de secours, un réconfort ; elle est malheureusement leur prison.

Dans ce modèle de société, qui à bien des égards force la ressemblance avec le nôtre, rien n’a de sens, ni politiquement ni sentimentalement, mais ce n’est pas une raison pour cesser d’en chercher !

Extrêmement drôles à leur dépend, venez assister à toutes leur tentatives ratées, leurs échecs prévisibles, ou encore leurs victoires sans gloire, et laissez-vous aller à un rire libérateur, profondément cathartique !

 

Les comédiens investiront les différents espaces du Fenouillet pour ce spectacle en déambulation à 17h.

Tarif spectacle : participation libre.

Buvette et petite restauration sur place.

 

Une belle façon de commencer l’année dans le partage et la générosité.

Avec par ordre alphabétique : Philippe Altier, Claire Amouroux, Alain Bauguil, Claire Berthier, Jeanne Courrier, Niels Delannoy, Caroline Demourgues, Bruno Gare, Agnès Maninet, Judith Levasseur, Mireille Pailhes, Christophe Pardon, Baptiste Relat, Sophie Valloire, Maud Vandenbergue, et Axel Van Exter

WEEK-END CONTES - 12 et 13 octobre

SAMEDI 12 OCTOBRE

Carte de blanche à Carole Joffrin, conteuse

15h30 - ET POURQUOI CA ? contes des origines

C’est l’histoire d’un tonton atypique et conteur de sornettes, et d’une petite fille, si petite qu’on l’appelle Microbe. Une grande poseuse de questions ! Ils partent ensemble en vacances à la mer en camionnette rouge, et pour chaque question de Microbe, Tonton a une histoire... Un voyage initiatique, haut en couleurs et plein de tendresse, pour voir le monde avec des yeux tout neufs !

https://www.youtube.com/watch?v=vMElF-M6nLw

Public : à partir de 5 ans

Durée : 45 min

Tarifs : tarif plein 12€ - tarif réduit 9€ - enfant moins de 12 ans 6€ et forfaits

20h30 - L’ARBRE QUI PENSE

En argot les hommes appellent les oreilles des feuilles.

C’est dire comme ils sentent que les arbres connaissent la musique ! Mais la langue verte des arbres est un argot bien plus ancien. Qui peut savoir ce qu’ils disent lorsqu’ils parlent des humains...” J. Prévert, Arbres (extrait)

Tissage de contes, poésies et chants populaires autour des arbres et de la forêt. Le temps d’une pause sylvestre, une promenade au cœur de nous mêmes et de notre rapport à la nature. Des contes et chants du fond des âges, qui parlent bien de nous et du temps présent !

https://www.youtube.com/watch?v=0lhj4A7XLxA

 

Public : à partir de 7 ans

Durée : 1 heure

Tarifs : tarif plein 15€ - tarif réduit 12€ - enfant de moins de 12 ans 6€ et forfaits

 

DIMANCHE 13 OCTOBRE

Carte de blanche à Stéfanie James, conteuse

11h - BLABLA DE BABOUSHKA - Flocon de neige et fleur de givre

Contes, comptines, boîte à musique et chansons surgissent du ventre de la matriochka. A chaque poupée, une histoire appelée comme on frappe à la porte d’une maison.

Des histoires qui disent la chaleur de ce cocon que l’on se fabrique autour de soi. Tout doux comme un doudou. Des contes qui aident à se construire une enveloppe, comme les poupées se contiennent l’une l’autre.

Des comptines croustillantes à découvrir, des contes revisités en chanson.

 

Contes et chants : Stéfanie James

Décor : Marie Bouchacourt

Public : à partir de 3 ans

Durée : 45 min

Tarifs : tarif plein 12€ - tarif réduit 9€ - enfant moins de 12 ans 6€ et forfaits

17h - C’EST POUR CETTE NUIT

récit et contrebasse

Une nuit pour venir au monde. Une nuit pour le quitter.

On vous embarque dans une grande traversée à la lisière de notre humanité : naître et mourir.

Une exploration sensible, où les mots, la musique et la lumière se mêlent pour tricoter des histoires qui disent ces moments enveloppés de mystère.

Une histoire simple pour questionner ensemble : dans nos sociétés modernes, quel rapport entretenons-nous avec la naissance et la mort, ces deux portes vers le mystère qui précède et succède à l’existence ?

Comment ces deux passages s’interrogent, se croisent, s’interpénètrent ?

 

Texte et récit : Stéfanie James

Contrebasse : Amanda Gardone

Lumière : Véronique Gougat

 

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1 heure

Tarifs : tarif plein 15€ - tarif réduit 12€ - enfant de moins de 12 ans 6€ et forfaits

LES FORFAITS SPÉCIAUX pour le WEEK-END CONTE

Forfait week-end (4 spectacles) :

  • tarif plein 32€

  • tarif réduit 25€

  • enfant moins de 12 ans 14€

Forfait journée (valable pour la journée du samedi ou pour la journée du dimanche - 2 spectacles) :

  • tarif plein 20€

  • tarif réduit 15€

  • enfant moins de 12 ans 9€

Forfait spécial spectacle jeune public (2 spectacles : samedi après-midi et dimanche matin)

  • tarif plein 16€

  • tarif réduit 12€

  • enfant moins de 12 ans 8€

SAMEDI 16 NOVEMBRE 20h30

FUKUSHIMA APRES LA PLUIE

(ou La Mécanique de l'ange)

Compagnie Arcturus

UN LIVRE, UN PIANO

Chimères sonores au bout des mots

Création scénique et musicale autour du livre «Fukushima, après la pluie». Avec le regard extérieur de Luca Franceschi, metteur en scène.

Les textes oniriques tirés du recueil permettent un dialogue émouvant entre le piano et les mots.

Du paysan resté seul à Fukushima après la catastrophe à la déambulation d’un Ulysse newyorkais, de drôles de rencontres post-mortem à une jeune femme khmer ressuscitant l’écrivain en déshérence, le spectacle donne à plonger dans les ressorts de l’âme humaine dans ce qu’elle peut avoir de tragique, d’inattendu et d’optimiste. Le piano et la voix jouent une sorte de pas-de-deux qui invite le spectateur à pénétrer des univers où la frontière ténue entre le visible et l’invisible n’est plus perceptible.

 

 

 

 

Texte et récit : Philipp Larsen (Pascal Goetzinger)

Piano : Ezaka Rakotondramanana

 

INFOS : à partir de 12 ans - durée 1h10

TARIFS : de 6 à 15€

DIMANCHE 17 NOVEMBRE 17h

J'AVAIS 20 ANS

De et part Serge Pauthe

D’après son recueil “Lettres aux parents”

1959 - 1961 Chronique d’un appelé en Algérie.

De 1954 à 1962 un nombre grandissant d’appelés du contingent fut envoyé en Algérie pour participer à la guerre, commencée le 1er novembre 1954.

A 20 ans Serge Pauthe est parti guerroyer là-bas durant 27 mois contre son gré. Expérience traumatisante. Soldat opérationnel en Kabylie puis dans le sud algérois, il écrivit à ses parents des lettres teintées d’humour et parfois tragiques, témoin horrifié de cette guerre dont on n’osait pas dire le nom.

Au moment où l’État reconnaît la culpabilité de l’armée française dans la disparition de Maurice Audin, Serge Pauthe reprend le fil de ces lettres, en portant le regard de l’homme d’aujourd’hui sur le jeune qu’il était autrefois. Il en fait un spectacle mémoriel ponctué d’images et de chansons illustrant un propos historique.

 

  

La représentation sera précédée d’une exposition à partir de 15h : des documents et des livres sur cette période qui va de 1954 à 1962 pour se remémorer ce temps des guerres coloniales. Sur la torture aussi avec les témoignages de Germaine Tillon, Sartre, les extraits de journaux censurés. Et sur l'affaire Maurice Audin qui vient de trouver son épilogue, 63 ans après sa mort sous la torture et dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Les spectateurs sont donc invités à venir se plonger dans l'histoire. Certains pourront même retracer leurs itinéraires sur la grande carte de l'Algérie déployée dans le hall. Un moment riche échange et de partage autour d’un thé offert par le Fenouillet.

Interview ci-jointe de Serge Pauthe par Alain BOSMANS

« J’avais 20 ans »Questions à Serge PauthePropos recueillis par Alain BOSMANS

Pourquoi avoir souhaité rendre publique le contenu de ces 180 lettres envoyées à vos parents durant les 27 mois de votre service militaire en Algérie de 1959 à 1961 ?
C’est en 1992, qu’en retrouvant ces lettres chez ma mère, j’ai décidé de les publier et les Éditions L’Harmattan s’en sont chargées. Et d’en faire une pièce de théâtre. Pendant toutes
ces années, j’avais occulté cette histoire, je n’en parlais à personne. Comme si le poids de cette mémoire était trop lourd. Et puis, relisant ces lettres, j’ai décidé que 30 ans d’amnésie
volontaire était suffisants. Qu’il fallait dire ce que nous avions vécu là-bas. Qu’il y avait dans ces lettres un devoir de mémoire ; pas celle d’un historien mais la mémoire d’un simple témoin. Et j’ai alors pensé qu’il pouvait être intéressant de raconter l’histoire d’un petit homme perdu dans la grande histoire.


Pourquoi est-il si important de raconter aujourd’hui cette histoire ?
Mais aujourd’hui, l’histoire n’est pas finie et elle est toujours aussi brulante… Depuis le 19 mars 1962, la plaie reste ouverte entre les deux rives de la Méditerranée. Trop de tensions, trop d’affrontements subsistent. Aussi bien pour les anciens combattants que pour les familles, qu’elles soient algériennes, françaises, pieds noirs, ou harkis, toutes victimes de
cette tragédie. Le devoir de mémoire et de vérité est plus que jamais nécessaire pour espérer qu’un jour la concorde règne entre toutes ces communautés.
Pour l’ancien combattant de la guerre d’Algérie que vous êtes, quelle est la signification de la reconnaissance récente par le président Emanuel Macron de la responsabilité de l’État dans la
disparition de Maurice Audin, ce professeur à la Faculté d’Alger, militant communiste, arrêté en 1957 et dont le corps n’a jamais été retrouvé ?
Dans plusieurs de ces lettres, je fais état de ce que l’on savait de la façon dont l’armée française se comportait vis-à-vis des combattants du F.L.N. et des suspects. Dans le spectacle je raconte un acte de torture et d’exécution dont je fus un témoin horrifié. Or après avoir, pendant toutes ces années, participé à des mouvements citoyens réclamant la vérité sur la disparition de Maurice Audin, je ne peux qu’être satisfait de cette courageuse reconnaissance officielle par le Président de la République.


Le spectacle que vous présentez aujourd’hui a-t-il évolué dans la forme comme dans le fond depuis sa création au Festival des Iles à Marseille, puis au Festival des Nuits de l’Enclave à Valréas en 1993 ?
Forcément ! L’encre des lettres a séché et quand je les relis aujourd’hui, l’émotion est moins forte qu’autrefois. J’ai pris du recul et ce spectacle est devenu une chronique où, entre les
lignes, je situe des lieux, des événements historiques et des anecdotes de la vie quotidienne d’un trouffion de 20 ans dans l’Algérie à la fin des années 50. Le spectacle est aujourd’hui
illustré d’images de l’Algérie et des chansons populaires de cette époque… Mais il raconte, toujours avec autant de fougue et d’humour, l’itinéraire d’un jeune homme devenu, en Algérie pendant 27 mois, soldat ! bien malgré lui …

 

 

 



Texte et récit : Serge Pauthe

Régie son et image : Claire Pauthe et Yves Piergiovanni

 

INFOS : à partir de 14 ans - durée 1h30

TARIFS : de 6 à 15€

Serge Pauthe passant de la stupeur au rire communicatif

NOVEMBRE 2019

VENDREDI 15 NOVEMBRE 20h30

LIGNES DE FUITE - Sortie de résidence

Compagnie Arcturus

 

La Compagnie Arcturus est venue au printemps dernier réaliser une résidence de création artistique au Fenouillet. Son travail a continué depuis, elle revient nous montrer ce spectacle en cours de création.

 

L'altérité au cœur de l'expérience artistique

Après avoir créé « Fukushima, après la pluie » en 2018, la Compagnie Arcturus s’est plongée dans une nouvelle création, à la croisée de l'écriture, de la musique, de la vidéo.

Cette création met en scène l’histoire de personnages, fondamentalement différents, partant à la conquête d’un idéal pressenti dans leur for intérieur.

Une fiction qui se déroule à la fois dans des univers urbains et de grands espaces naturels, et met en exergue l’application d’une violence sourde et sournoise appliquée de tout temps, mais laisse également percevoir un air chargé d’espoir, brassé par les ailes de la Conscience.

La création met en scène deux personnages à la recherche de la liberté, de l'émancipation. L'un voudrait s'affranchir de la censure dont il est victime, qui touche à la liberté d'expression artistique, tandis que l'autre veut se libérer des contraintes, du conformisme, des obligations sociales.

 

Musique

La musique tient une place prépondérante dans la création, elle fonde avec le texte, le socle sensoriel et le moteur du véhicule émotionnel.

Composée spécialement pour la création « Lignes de fuite », elle est jouée en direct sur scène (clavier/chant) mais s'enrichit aussi de séquences audio. Un vaste champ sonore qui s'imbrique dans l’œuvre scénique et qui crée toute une synergie avec la voix parlée.

 

Visuel

L’usage de la vidéo, en appui de certaines scènes, souligne le propos en ouvrant une fenêtre à l’intérieur du volume scénique et élargit ainsi l’espace sensoriel du spectateur.

Des séquences illustratives viennent amplifier un détail ou le souligner, agissent comme des notes de bas de page, ou comme des éléments de décor alors que quelques séquences performatives avec des images saisies en direct sur scène permettent de créer avec force le présent de certains personnages.

 

Un projet artistique et interculturel : L'originalité du multilinguisme

La thématique explorée dans le récit repose sur la question de l'altérité, la relation à « l'Autre ». Ligne de Fuite est un projet d'ouverture, un travail de co-création centré sur la dimension de l'interculturalité.

Pour la première version de « Lignes de fuite », c'est l'allemand qui a été choisi. Il s'agit donc d'un spectacle bilingue Français-Allemand, où se rejoignent le texte, la musique, et la vidéo.

 

 

Ezaka Rakotondramanana et Philipp Larsen de la Compagnie Arcturus

La Compagnie Arcturus du nom d’une étoile lointaine, donne le ton de ses prétentions : disperser de la poussière d’étoile. Elle naît de la rencontre d’une compositrice-pianiste et d’un auteur. Philipp Larsen a publié un livre «Fukushima, après la pluie ». Ezaka Rakotondramanana l’a lu et y a puisé son inspiration. «Fukushima, un livre, un piano» est le premier spectacle, fruit de cette rencontre sensible. L’intention de la Cie Arcturus est de proposer au public la symbiose du texte, souvent poétique avec la musique, un mariage du verbe et du son, un alliage précieux ou s’entrechoquent les marteaux du piano avec le délice des mots.

Ezaka Rakotondramanana, Musicienne

L’univers musical d’Ezaka s’affranchit de tout endiguement stylistique, en soutirant sa substance musicale, gravitant hors des mœurs circonvolutives de « l’étiquetage facile ».

Pianiste, chanteuse et compositrice, la musicienne polymorphe traverse de multiples genres et expressions artistiques, tels que le répertoire classique, le gospel, le funk, le trip-pop, et ambiance rock-electronic, tout en passant par la création de spectacle musical/théâtral adressé au jeune public.

Par ses sonorités diverses, Ezaka ne cesse de vouloir créer dans le but d’exhaler la force sauvage des affects, éveiller notre plasticité sensorielle et émotionnelle, inhibées par la société.

Diplômée du CNR de Montpellier et d’Avignon, Ezaka enseigne en parallèle à l’école de musique de la Vallée de l’Hérault en tant que professeur de piano et musicienne intervenante en milieu scolaire, où l’invention tient une place prépondérante au sein de son enseignement artistique.

 

Philipp Larsen, Auteur

Né à Paris, Philipp Larsen, après des études d’histoire de l’art et de lettres modernes à Paris, associées à une pratique du piano et du théâtre, sera enseignant, informaticien, traducteur, chef d’entreprise, mais gardera toujours un lien étroit avec l’écriture et la culture. Il participe en Suisse et en France à diverses revues culturelles. Il vit dans différentes régions de France, puis à Zurich pendant de nombreuses années avec un détour par la Norvège et la Chine à Shanghai.

Installé en Cévennes depuis les années 2000, élu à la culture pour laquelle il s’implique sur le territoire où il vit, il se consacre désormais à l’écriture et au spectacle en fondant avec Ezaka Rakotondramanana la Compagnie Arcturus.

Il publie fin 2016 son premier ouvrage, « Fukushima, après la pluie », un recueil de nouvelles courtes où les personnages, évanescents, hésitent entre le réel et le rêve. Un regard sur la relation à l’autre, sur le désir, sur la fragilité et l’éphémère du meilleur, du bonheur.

En 2018 il publie son second ouvrage « Blue itinérances », un recueil de nouvelles dans lesquelles les personnages marchent en équilibre sur l’invisible ligne qui sépare la réalité du rêve, du fantasme et des chimères. Certains forcent leur destin, d’autres tentent d’échapper à une réalité qu’ils récusent.

En quête de l’horizon de leurs désirs, les personnages s’animent, se rencontrent, s’aiment dans un climat harmonique particulier.

 

Texte et récit : Philipp Larsen (Pascal Goetzinger)

Piano : Ezaka Rakotondramanana

 

INFOS : à partir de 12 ans - durée 1h10

TARIFS : de 6 à 15€

Photo de Daniel HAMMOND

Exposition avant le spectacle à Malaussène (octobre 2019)